Qui est responsable de l’application du programme ou de la loi?
Les intervenants communautaires de l’organisme PECH sont responsables de dispenser le programme à la clientèle1.
Détails concernant la population visée
Critères d’inclusion2,4 :
- Être un adulte ;
- Présenter une ou plusieurs problématiques (santé mentale, judiciarisation, toxicomanie, itinérance cyclique) ;
- Être judiciarisé ou à risque de l’être.
Fonctionnement du programme, de la loi ou de l’organisme
Admission et référencement
Pour intégrer le programme, les individus doivent faire une demande de services. Ils peuvent être référés par d’autres ressources (hôpital, autres volets de service de PECH, Loi L.R.Q., chapitre P-38.001) ou remplir la demande par eux-mêmes.
Après l’admission dans le programme, le suivi est déterminé selon les besoins de la personne, soit à court, moyen ou long terme, et la fréquence des rencontres peut être d’hebdomadaire à mensuelle.
Déroulement du programme
Dans le cadre du programme, les rencontres sont menées dans un style non directif et non coercitif, de manière à respecter la volonté des usagers. Les intervenants font principalement de l’accompagnement dans l’accomplissement de divers objectifs : régler des problèmes quotidiens (p. ex., budget et hygiène), soutenir la capacité de changement de la personne (tout en respectant son rythme) et améliorer les conditions de vie/soutenir la participation citoyenne (p. ex., aider à accéder aux services médicaux et rechercher des groupes d’entraide). Le soutien se déroule le plus souvent au domicile de la personne ou dans un endroit choisi dans la communauté (p. ex., café et parc)2.
Les intervenants travaillent selon l’approche axée sur les forces. Les outils utilisés sont principalement le plan de services individualisés (PSI) et le modèle axé sur les forces2.
La collaboration entre les intervenants des différents volets de services de l’organisme favorise le maintien des usagers dans la communauté et la déjudiciarisation de ceux-ci. La possibilité pour les usagers de transiter d’un service à l’autre selon leurs besoins rend l’intervention possible à plusieurs niveaux : avant, pendant ou après l’hospitalisation ou la judiciarisation5.
Résultats attendus et observés
Résultats attendus1 :
- Une amélioration des conditions de vie ;
- Un accompagnement dans la résolution des difficultés quotidiennes.
Résultats observés3,4,6,7 :
- En 2017-2018, 361 personnes ont reçu les services dans le cadre du SIV ;
- En 2018-2019, 334 personnes ont reçu les services dans le cadre du SIV ;
- En 2020-2021, 344 personnes ont reçu des services dans le cadre du SIV, dont 191 en suivi régulier ;
- En 2021-2022, 402 personnes ont reçu des services dans le cadre du SIV, dont 202 en suivi régulier ;
- En 2022-2023, 227 personnes ont reçu des services du SIV, dont 172 en suivi régulier.
- Il a été observé que suivant la participation au SIV, les usagers présentent une meilleure gestion (1) des idées délirantes, (2) de la consommation, (3) de la médication et (4) des situations de crise. Le lien créé avec l’intervenant semble aussi être un moteur de changement : l’autonomisation sans paternalisme, le sentiment d’être écouté et le sentiment de sécurité favorisent les occasions pour les utilisateurs de se développer comme individus et intégrer des rôles sociaux.
Coûts liés au programme ou à l’organisme
Le budget total de PECH pour l’année 2004-2005 s’élevait à 1 530 389 $, la principale dépense étant liée aux salaires et aux avantages sociaux pour les employés (1 184 667 $)2.
Financement
Principalement financé par l’Agence de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (désormais le CIUSSS de la Capitale-Nationale), puis par le ministère de la Sécurité publique (MSP). Le financement de l’Agence, pour l’année 2004-2005, représentait 83 % des revenus de l’organisme2.
En 2004-2005, un budget de 326 960 $ est alloué à PECH dans le cadre du programme de soutien aux organismes communautaires, montant servant donc en partie pour le SIV. À titre comparatif, la maison d’hébergement a reçu pour la même période 619 281 $ et les services de crise/post-crise à 210 643 $. PECH est aussi bénéficiaire de la subvention de l’Initiative de partenariats en action communautaire (IPAC) du gouvernement fédéral de 112 368 $. De plus, la ville de Québec a octroyé 51 750 $ à l’organisme au cours de la même année financière2.
Entre 2019 et 2022, PECH a signé une entente avec le MSP d’un montant global de 317 483 $ pour son Suivi communautaire d’intensité variable8.
Dans le cadre du programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2021, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a octroyé un financement à l’organisme d’un montant de 17 450 $9.